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De nouvelles politiques d’incitation à l’action pour le climat poussent les entreprises à se tourner vers le développement durable

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Le développement durable est depuis longtemps prioritaire pour la Banque HSBC Canada, qui s’est engagée à aider les entreprises de toutes tailles à l’échelle du Canada à prendre un virage courageux vers une économie à faibles émissions de CO2 et, un jour, vers une économie à zéro émission nette.

Comment atteindre cet objectif ultime? Cela nécessite d’abord une meilleure compréhension du contexte réglementaire, qui peut aider votre entreprise à atteindre ses objectifs environnementaux.

Taxe canadienne sur le carbone : le coût de faire des affaires

À la fin de 2020, le gouvernement canadien a annoncé qu’à partir de 2022, la taxe sur le carbone, qui s’élève actuellement à 30 $ la tonne d’émissions de gaz à effet de serre (GES), augmenterait chaque année de 15 $ la tonne et qu’elle atteindrait 170 $ la tonne en 2030, soit une hausse de 566 % en dix ans1. La taxe fédérale sur le carbone est imposée seulement dans les provinces et les territoires qui n’ont pas mis en place leur propre système de tarification de la pollution par le carbone. Il en résulte un signal de prix universel, même s’il est inégal à l’échelle du Canada, pour réduire les émissions.

Les répercussions de cette hausse seront ressenties d’une manière ou d’une autre par les entreprises tout comme par les consommateurs.

La plupart des économistes conviennent que la tarification de la pollution par le carbone représente le moyen le plus rentable de réduire les émissions dans l’ensemble de l’économie. Il est cependant indéniable que cette tarification occasionne des coûts supplémentaires aux petites et moyennes entreprises (PME) en rendant les combustibles fossiles plus chers. Pour en atténuer les conséquences, les entreprises doivent chercher des moyens de réduire leur consommation de combustibles fossiles, et ainsi, leur empreinte carbone.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour les entreprises, petites et grandes?

Dans un premier temps, les entreprises de transport pour lesquelles le carburant est l’une des principales dépenses d’investissement verront leurs dépenses augmenter substantiellement. La tarification actuelle équivaut en gros à un supplément de 2,3 cents par litre d’essence et ce supplément est appelé à grimper à 12 cents le litre d’ici 2022. Par la suite, on peut s’attendre à une augmentation d’environ 27,6 cents le litre, puis à 39,6 cents le litre d’ici 20302.

L’annonce de la taxe carbone par Ottawa a éclipsé celle d’un investissement important dans des programmes visant à élargir le financement de rabais à l’achat de véhicules électriques et d’une augmentation des dépenses dans l’infrastructure de recharge du Canada. Dans le cadre du programme d’incitatifs pour l’achat de véhicules électriques, ou programme iZEV, le gouvernement s’est engagé à injecter une somme supplémentaire de
287 millions de dollars jusqu’à la fin de 2022, promettant aussi l’affectation de 150 millions de dollars pour la mise à niveau de l’infrastructure de recharge du pays3.

Les PME canadiennes qui investiront dans le développement durable pourront se prévaloir de programmes de rabais offerts par le gouvernement fédéral pour compenser les coûts.

L’un d’eux est le Fonds d’incitation à l’action pour le climat, qui accorde un soutien financier pour les projets de réaménagement dans des secteurs tels que la construction, le transport, la gestion des déchets et l’agriculture. Ce programme est actuellement accessible en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Les PME peuvent demander le remboursement d’au plus 25 pour cent des dépenses admissibles d’au moins 20 000 $ et d’au plus 250 000 $ par projet et par bénéficiaire.

Les grandes sociétés ne sont pas admissibles à des réductions directes, mais le gouvernement a créé le Système de tarification fondé sur le rendement (STFR) à l’intention des émetteurs industriels situés dans les provinces ou territoires où la taxe sur le carbone est en vigueur. Dans le cadre du STFR, les organisations sont assujetties à la tarification si leurs émissions dépassent un certain niveau. Les entreprises qui rendent leurs activités plus durables et moins polluantes peuvent obtenir des crédits et les vendre4.

Les grandes entreprises cherchent résolument à atteindre des objectifs ambitieux en matière de développement durable, sous les pressions des investisseurs, de leurs clients et même de leurs employés. De plus, elles examinent de plus en plus leurs propres chaînes d’approvisionnement et les pratiques en matière de durabilité de leurs fournisseurs. Les PME et les entreprises de taille intermédiaire qui approvisionnement de grandes sociétés peuvent s’attendre à ce que leurs pratiques en matière de développement durable soient scrutées davantage et à ce que leurs clients accordent de plus en plus la préférence aux fournisseurs qui ont intégré les considérations de développement durable dans leurs activités.

Occasions dans les énergies renouvelables

L’économie à faibles émissions de carbone offre d’intéressantes occasions économiques, en particulier aux organisations du secteur canadien des ressources naturelles. En juin 2020, le groupe de réflexion sur le développement durable du Pembina Institute a publié un plan selon lequel les entreprises albertaines pourraient encourager de vastes investissements dans des projets de développement durable et d’énergie renouvelable, qui généreraient plus de 67 000 emplois, ou 76 % de la main-d’œuvre actuelle du secteur des combustibles fossiles, d’ici 2030.5 Les emplois ainsi créés se ventileraient comme suit :

  • 31 300 emplois dans l’électricité renouvelable;
  • 14 500 emplois dans le transport et l’infrastructure des VÉ;
  • 14 500 emplois dans l’efficacité énergétique;
  • 6 900 emplois dans le secteur pétrolier et gazier.

Le virage vers l’énergie propre et renouvelable va bon train en Alberta, mais la transition ne se fera pas du jour au lendemain. C’est pourquoi il est primordial que les organisations misent sur cette période transitoire pour définir des stratégies qui soutiendront leurs objectifs d’affaires tout en réduisant leur empreinte carbone pendant leur passage à une économie à faibles émissions de CO2.

L’inaction n’est pas une option

D’après un rapport du gouvernement fédéral, on note que le Canada se réchauffe deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale6 de sorte qu’il est impératif que les entreprises canadiennes fassent tout en leur pouvoir pour se tourner vers le développement durable et devenir résilientes dans une économie à faibles émissions de CO2.

La HSBC s’engage non seulement à devenir une banque zéro émission nette, mais aussi à accompagner ses clients dans cet important parcours en mettant à leur disposition une série de propositions de financement durable et son expertise en matière de développement durable.

Nous sommes fiers d’appuyer des organisations telles que Climate Smart7 afin d’aider les entreprises à comprendre leur incidence actuelle sur le climat et à explorer des moyens de réduire leur empreinte carbone et d’abaisser leurs coûts.

Communiquez avec nous pour en savoir plus sur la façon dont nous pouvons travailler ensemble.


1 https://www.cbc.ca/news/politics/carbon-tax-hike-new-climate-plan-1.5837709
2 https://globalnews.ca/news/7515981/canada-climate-change-plan-justin-trudeau/
3 https://globalnews.ca/news/7515981/canada-climate-change-plan-justin-trudeau/
4 https://gowlingwlg.com/en/insights-resources/articles/2020/federal-carbon-pricing-system-for-large-emitters/
5 https://www.pembina.org/pub/albertas-emerging-economy
6 https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/nouvelles/2019/04/le-climat-du-canada-se-rechauffe-deux-fois-plus-rapidement-que-la-moyenne-mondiale.html
7 La Banque HSBC Canada a soutenu Climate Smart dans le cadre de l’élargissement de son programme de formation à l’échelle du Canada par la voie de ses investissements dans la collectivité.

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Publié par la Banque HSBC Canada (la «HSBC»).