Le monde du travail de demain

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À quoi ressemblera le monde du travail de demain?

Avec l’éclatement de la pandémie, le télétravail s’est répandu au Québec et a bousculé bien des choses, notamment notre rapport à la technologie et à la gestion des talents. La COVID-19 aura ainsi permis au monde des affaires de tirer plusieurs leçons. En voici cinq.


1- Certains pieds carrés sont superflus

Si les employés y avaient recours à l’occasion avant la pandémie, le télétravail est devenu, du jour au lendemain, la façon de fonctionner pour tous. Encore aujourd’hui, bien des tours de bureaux sont désertes.

« Je pense que le télétravail est là pour de bon, du moins en partie, et plusieurs entreprises sont à revoir l’utilisation de leurs pieds carrés », constate Charles Douville, premier vice-président et responsable en chef des services aux entreprises, région du Québec, à la Banque HSBC Canada.

Des organisations ont déjà annoncé que le télétravail serait maintenu au moins jusqu’en 2021, alors que d’autres pensent à des formules qui amèneront leurs employés à partager leur temps entre le bureau et la maison ou, encore, à réserver un espace de travail dans certaines circonstances.

« On ne retrouvera pas de sitôt la dynamique d’avant, où les équipes travaillaient toujours ensemble et où les employés pouvaient spontanément échanger des idées autour de la machine à café », croit Charles Douville.

D’ailleurs, dans l’étude Navigateur menée par la HSBC au plus fort de la crise sanitaire, les entreprises canadiennes ont révélé que parmi les obstacles importants à surmonter dans les prochains mois, il y avait notamment l’amélioration du moral des employés (52 %) et l’accès à des technologies de pointe (25 %). Pas moins de 70 % des répondants ont aussi affirmé s’attendre à ce que certaines modalités du travail flexible deviennent la norme dans leurs activités pour les deux années à venir.


2- Les outils informatiques sont cruciaux

Les entreprises qui doutaient encore de l’importance de prendre le virage technologique auront fort probablement constaté, avec la pandémie, qu’il est essentiel de s’y mettre. Pas moins de 44 % des entreprises sondées dans le cadre de l’étude Navigateur ont indiqué que la technologie les avait aidées à demeurer agiles et, ainsi, à être plus résilientes face aux nombreux défis qu’elles ont dû relever pendant la première moitié de l’année.

« On ne risque pas de retourner en arrière », soutient Charles Douville. En effet, les entreprises ont affirmé dans le cadre de l’étude qu’elles s’attendaient à ce que l’Internet haute vitesse (43 %) et les outils de vidéoconférence (47 %) s’intègrent de plus en plus aux méthodes de travail standards au cours des deux prochaines années. Plus de la moitié des entreprises sondées entendent continuer de recourir aux réunions virtuelles après la pandémie. D’ailleurs, parmi les principaux obstacles à surmonter lors des prochains mois, les entreprises ont aussi mentionné la mise à niveau des employés à l’égard des nouvelles façons de travailler (25 %). Une meilleure utilisation des outils de vidéoconférence et de collaboration sera également au cœur des priorités pour près 30 % des organisations pour les deux années à venir. « Pour garder ses employés motivés, il est important de bien les accompagner dans cette transformation », affirme Charles Douville.


3- La sécurité informatique est un incontournable

S’il s’est imposé du jour au lendemain, le télétravail a causé plusieurs enjeux de sécurité informatique. « Bien des entreprises avaient un plan de continuité des activités, mais celui-ci ne prévoyait pas que tous les employés soient en télétravail en même temps, explique Charles Douville. Tous les systèmes de contrôle en place au bureau ne fonctionnaient pas nécessairement à 100 % en télétravail. Très vite, les entreprises ont dû se pencher sur les enjeux de sécurité. »

Charles Douville indique que plusieurs tentatives de fraude électronique ont eu lieu dans les premières semaines de la pandémie. « Nous avons donc offert rapidement un webinaire sur la sécurité informatique à nos clients pour les aider à accroître leur vigilance et à revoir leurs systèmes de contrôle », ajoute-t-il.


4- Une bonne communication avec ses employés est essentielle

Lorsque la pandémie s’est déclarée en mars, plusieurs employés ont été forcés de travailler tout en s’occupant de leurs jeunes enfants. Des couples ont été soumis à beaucoup de tensions et des personnes vivant seules se sont retrouvées complètement isolées.

« Le télétravail peut être très difficile à vivre dans ce contexte, alors il faut s’assurer de garder un contact humain avec les employés, mentionne Charles Douville. On doit leur demander comment ils vont et, aussi, leur rappeler les ressources disponibles pour les aider à traverser la crise. »

Alors que les employés sont en télétravail, il faut également multiplier les efforts pour soutenir leur motivation, leur esprit d’équipe et leur sentiment d’appartenance à l’entreprise. « Pour y arriver, il faut communiquer souvent avec eux et les tenir au courant des divers enjeux », affirme Charles Douville.

En parallèle, les entreprises peuvent avoir à recruter et à accueillir de nouveaux employés. Il faut alors penser à des façons de faire différentes. « Par exemple, nous avons assigné un accompagnateur à nos nouveaux employés pour les aider à intégrer l’équipe, raconte Charles Douville. La recrue et son accompagnateur peuvent communiquer plusieurs fois par jour, au besoin, sur une foule de sujets. La stratégie a bien fonctionné, c’est pourquoi nous la recommandons à nos clients. »


5- Le pire scénario doit être envisagé

Avant la pandémie, ceux qui pensaient toujours au pire pouvaient être vus comme des gens négatifs, qui ne souhaitaient pas que les choses avancent. Avec la COVID-19, plusieurs ont réalisé qu’avoir la capacité à prévoir le pire est en fait une question de survie.

« Lorsqu’elles font leur planification financière, les entreprises doivent vraiment envisager le pire scénario, croit Charles Douville. Personne ne sait combien de temps durera la pandémie. Il faut aussi s’ajuster rapidement quand on se rend compte que quelque chose se déroule autrement que prévu. Ainsi, l’entreprise pourra aller chercher le financement dont elle aura réellement besoin pour résister. »


Article original publié en français par Radio-Canada.

En tant que banquiers, nous pouvons faciliter les transactions une fois les nouveaux marchés identifiés. Mais que ce soit pour un avenir lointain ou rapproché, ayons la discussion tôt dans le processus. Si les entreprises veulent augmenter leur chance de réussite, elles doivent faire état de la situation et y faire face rapidement.

Charles Douville, Premier vice-président – Responsable en chef des services aux entreprises – Région du Québec

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