30 novembre 2018

Le succès des accords commerciaux ouvre des occasions à l’échelle mondiale, croit l’économiste en chef de la Banque HSBC Canada

Avec le nouvel accord de libre-échange nord-américain, le Canada est bien positionné pour surmonter certains des obstacles qui pouvaient le retenir par le passé, nous explique David Watt

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CONTENU COMMANDITÉ PUBLIÉ EN COLLABORATION AVEC LE QUOTIDIEN THE GLOBE AND MAIL

Le Canada a atteint un objectif important lorsque les États-Unis et le Mexique ont accepté de conserver les mécanismes de règlement des différends dans le nouvel accord. Les États-Unis s’étaient fortement opposés à conserver ces mécanismes dans le nouvel Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC), affirmant qu’ils constituaient une atteinte à sa souveraineté, mais le Canada a insisté et ses efforts ont été récompensés, explique l’économiste en chef à la Banque HSBC Canada.

Les clauses qui portent sur le règlement des différends sont importantes pour le Canada, car elles couvrent les plaintes antidumping et permettent à chaque gouvernement d’exiger que les autres respectent les obligations commerciales.

À long terme, la mise en place du nouvel accord commercial nord-américain permettra de définir clairement les relations commerciales internationales du Canada, estime M. Watt. Il sera ainsi plus facile pour les secteurs importants et émergents de progresser à l’échelle mondiale.

«Cela nous amène au niveau des accords commerciaux plus modernes que nous avons signés avec l’Europe et les pays du Pacifique. Cela est particulièrement important pour les droits de propriété intellectuelle et le commerce numérique», affirme M. Watt.

L’AEUMC étend la protection des droits d’auteur et la protection par brevet des produits pharmaceutiques appelés les nouveaux produits biologiques, soit des médicaments tirés de sources naturelles. L’accord comprend également de nouvelles dispositions qui touchent l’économie numérique, dont l’élimination de taxes sur les produits protégés par la propriété intellectuelle, comme la musique et les livres électroniques, ainsi qu’une disposition qui fait en sorte que les sociétés Internet ne pourront être tenues responsables du contenu produit par leurs utilisateurs.

Cela fait une grande différence pour les Canadiens, qui pourront ainsi passer de consommateurs à producteurs ou exportateurs de produits protégés par la propriété intellectuelle. Cela facilite les démarches pour les entreprises qui démarrent dans le secteur numérique et encourage les entreprises à viser une portée mondiale, «leurs droits étant plus clairement définis», souligne M. Watt.

Il est vrai cependant que le Canada n’a pas obtenu tout ce qu’il voulait dans cet accord commercial tripartite qui est resté sur la table des négociations pendant près de deux ans, mais il demeure que l’entente constitue un pas dans la bonne direction pour le pays.

Le Canada espérait que le nouvel accord reconnaisse les droits des peuples autochtones et améliore l’égalité entre les hommes et les femmes, par exemple.

Mais même dans ces secteurs, nous aurons une certaine latitude. «Nous avons conservé une marge de manœuvre, nous pouvons encore faire des progrès», dit-il.

Par exemple, les producteurs de bois d’œuvre conservent la liberté de contester s’ils estiment que leur secteur est traité de façon injuste.

L’AEUMC devrait être ratifié par les trois pays en 2019. «Le Canada occupe actuellement une position unique pour négocier en Amérique du Nord, avec l’Europe et avec les pays du Pacifique avec lesquels des ententes ont été signées», souligne M. Watt.

«Nous ne devons pas nous asseoir sur nos lauriers», ajoute-t-il.

«Nous devons tirer parti de notre position. Le travail requis pour arriver à cet accord avec seulement deux partenaires commerciaux démontre le besoin pressant de stimuler non seulement les investissements des entreprises au Canada, mais les investissements dans la recherche et le développement», explique M. Watt.

Selon la Banque mondiale et les Nations Unies, le Canada a investi 1,6 % de son produit intérieur brut (PIB) dans la recherche et le développement en 2014 (selon les plus récentes données), comparativement à 2,7 % pour les États-Unis et plus de 3 % pour le Japon (en 2016).

Toujours d’après Monsieur Watt, l’AEUMC entraînera une plus grande certitude en matière de protection de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur, ce qui devrait stimuler la recherche et le développement et être bénéfique pour le Canada à long terme.

M. Watt estime que la ratification de ces accords nous donnera la chance de surmonter certains obstacles qui nuisaient à notre compétitivité et qui nous empêchaient de progresser au cours des dernières années.

Le Canada a déjà un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, par exemple, mais elle n’a pas fait grand-chose pour stimuler les échanges commerciaux avec ce pays depuis la ratification de l’entente en 2014. Ottawa cherche également des moyens d’approfondir nos liens économiques avec la Chine et n’élimine pas la possibilité d’établir un accord de libre-échange avec celle-ci, mais ce n’est pas pour demain.

Le Canada devrait profiter de la réussite de l’AEUMC pour établir des liens de façon active à l’échelle mondiale, croit M. Watt.

«Ce n’est pas parce que nous avons des accords de libre-échange avec plusieurs pays à l’échelle mondiale que ces derniers vont venir cogner à notre porte.»

Ce contenu a été produit par le service de la publicité du journal The Globe and Mail. Le service éditorial du journal n’a pas participé à sa création. 

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