07 juin 2019

Les avantages d’une perspective mondiale pour le secteur technologique canadien

Tout en se réjouissant de son succès en Amérique du Nord, notre secteur technologique sonde de nouvelles occasions de croissance dans de lointaines contrées

Vous avez des questions? Vous êtes prêt à commencer?

CONTENU COMMANDITÉ AVEC LE QUOTIDIEN THE GLOBE AND MAIL

Quand FreshBooks songe à sa croissance, il est naturel pour cette société comptable de viser les principaux partenaires commerciaux du Canada, soit les États-Unis et le Mexique. Mais compte tenu de la dynamique changeante du commerce international, il est désormais impératif d’adopter une perspective mondiale.

«À l’heure actuelle, la plupart de nos clients sont aux États-Unis, et ils comptent pour les trois quarts de nos activités commerciales. Mais nous pouvons exercer nos activités n’importe où», souligne Levi Cooperman, cofondateur et vice-président, Opérations, de FreshBooks.

Avec le nouvel accord nord-américain (l’ACEUM) qui remplace l’ALENA, M. Cooperman a songé à prendre de l’expansion au Mexique. Or la nouvelle administration mexicaine, élue l’année dernière, est en train de modifier les règles comptables. Cela compliquera toute éventuelle expansion, et par conséquent, ce n’est pas une véritable priorité pour le moment.

Les marchés internationaux hors de l’Amérique du Nord sont désormais plus prometteurs, d’autant plus que l’ACEUM n’a pas encore été ratifié et que les trois pays manifestent une certaine réticence à le ratifier.

«Grâce à notre progiciel, quelque 20 millions de personnes ont pu traiter des milliards de dollars. Nous avons environ 300 employés, dont la plupart travaillent dans le secteur ouest de Toronto, mais nous avons des millions d’utilisateurs partout dans le monde», précise M. Cooperman. Alors, pourquoi ne pas élargir nos horizons et établir notre présence sur d’autres continents?

Cette vision mondiale convient tout à fait à l’environnement volatil et turbulent du commerce international, nous dit Brad Robichaud, directeur et responsable en chef de segment, secteur technologique, Banque HSBC Canada. Il ne faut pas pour autant négliger l’Amérique du Nord – les États-Unis étant encore bien souvent la première étape de l’expansion d’une entreprise –, mais les entreprises technologiques canadiennes ont aussi accès à des occasions d’expansion sur de nouveaux marchés, établis ou émergents, et ce, peu importe où elles en sont dans leur développement, explique-t-il.

«La HSBC compte des clients dont la croissance a atteint une phase plus mature et qui entretiennent des relations commerciales avec plus de 15 pays. D’autres sont aux premières étapes de leur croissance et cherchent à pénétrer des marchés étrangers», mentionne M. Robichaud.

M. Cooperman, de FreshBooks, reconnaît que le marché américain demeure incontournable, mais précise qu’il est important de s’ouvrir à d’autres marchés étrangers. Bien que FreshBooks fasse principalement affaire avec les États-Unis, elle compte des clients dans plus de 120 pays, affirme-t-il.

En tant que société technologique infonuagique, FreshBooks est relativement à l’abri des vents de changement qui soufflent en ce moment sur le commerce international nord-américain, explique-t-il.

Que l’ACEUM soit ratifié sous peu ou non, «nous croyons qu’il aura peu de répercussions pour nous. En fait, poursuit-il, les tendances macroéconomiques ne nous touchent pas vraiment.» Même après la récession de 2008, les ventes de l’entreprise ont progressé : bon nombre de travailleurs mis à pied ont décidé de fonder leur petite entreprise et il leur fallait un logiciel comptable.

Selon M. Cooperman, FreshBooks sera avantagé par les tendances émergentes, dont la croissance des PME dans les marchés développés et la disponibilité d’une main-d’œuvre technologique provenant de plusieurs pays. «L’accès à des compétences mondiales est une véritable bénédiction pour nous», conclut-il. Le temps est donc plus que propice pour la diversification des entreprises canadiennes au-delà de l’Amérique du Nord, selon Glenn Hodgson, agrégé supérieur, Conference Board du Canada. Voici ce qu’il a écrit il y a plus d’un an, pendant les négociations de l’ACEUM : «... l’incertitude [sur l’avenir du commerce nord-américain] donne plus de poids aux avantages de la diversification longtemps rêvée du commerce et des investissements canadiens.»

Il faut faire preuve de compétence et d’expertise pour se lancer à l’international. «Pour se diversifier avec succès, les entreprises canadiennes doivent bien comprendre le fonctionnement du commerce international et savoir où trouver les occasions», ajoute M. Hodgson.

L’expansion mondiale du secteur de la technologie

Comme le dit M. Robichaud, il y a des occasions partout dans le monde. «Le Royaume-Uni, l’Allemagne, Israël, l’Inde et la Chine sont les marchés les plus prometteurs pour les entreprises technologiques établies au Canada, et ce, pour diverses raisons.»

«En Israël et en Inde, par exemple, il y a tout un bassin de talents dans le domaine de la technologie, et les entreprises y recherchent des gens qualifiés qui pourront les aider à mettre au point de nouvelles technologies. Les entreprises qui veulent augmenter leurs ventes se tourneront plutôt vers des pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Chine.» Le secteur technologique du Canada est bien placé pour prendre de l’expansion sur les marchés internationaux. On y trouve des grappes technologiques de calibre mondial, par exemple dans le corridor Toronto-Waterloo ainsi qu’à Ottawa, Montréal, Vancouver et Calgary.

«La réussite aux échelles régionale et mondiale passe d’abord par la réussite locale. Ici, au Canada, les entreprises technologiques sont en mesure de trouver le soutien voulu pour poser les bases dès les premiers stades de leur développement, ce qui leur permettra ensuite de se lancer à l’international, souligne M. Robichaud. Les divers paliers gouvernementaux offrent un soutien, mais il est tout aussi important de s’entourer de conseillers, dont les banquiers. Ces derniers pourront aider les entreprises à comprendre les réalités locales et à trouver des solutions grâce auxquelles elles se développeront à l’échelle et au rythme voulus, tout en établissant des relations avec des personnes-ressources locales qui les orienteront sur les marchés étrangers.»

La pratique du mentorat est également bien répandue. «Dans les villes canadiennes qui sont des centres technologiques, les entrepreneurs qui ont réussi veulent apporter leur expérience à ceux qui se lancent. C’est un véritable partage, rappelle M. Robichaud. Et il existe également un système de financement bien établi qui contribue à l’expansion internationale.»

À l’heure actuelle, l’enjeu important pour les entreprises canadiennes de technologie est de faire preuve d’encore plus d’audace pour se lancer sur les marchés internationaux, ajoute-t-il.

«Compte tenu de notre proximité et de nos mêmes façons de faire à plusieurs égards, l’expansion aux États-Unis va de soi, mais il existe d’énormes occasions à saisir en dehors de l’Amérique du Nord, en particulier pour les solutions de pointe que les entreprises canadiennes de technologies peuvent offrir», dit-il.

Le secteur technologique et le commerce international

  • Le Canada fait des progrès dans la diversification de ses relations commerciales. En 2017, 73 % de ses exportations de biens et de services étaient destinées aux États-Unis, par rapport à 83 % en 2002.
  • Le secteur technologique joue un rôle déterminant dans cette diversification puisqu’il est assez simple pour les entreprises de technologie de se lancer sur de nouveaux marchés. «Leur modèle d’affaires [la prestation de services technologiques requiert rarement l’expédition de biens] facilite l’expansion à l’échelle mondiale», affirme Brad Robichaud, de la Banque HSBC Canada.
  • Les usines et les entrepôts ne sont guère nécessaires et les fonds de démarrage pour se lancer sur un nouveau marché sont moins élevés que dans d’autres secteurs – l’exportation d’idées et de services comme les solutions infonuagiques ne requiert aucune installation physique ni de nombreux employés à l’étranger.
  • Les sociétés technologiques du Canada qui visent les marchés mondiaux doivent s'assurer de professionnaliser leur équipe. Elles doivent s’entourer de personnes qui connaissent bien les marchés internationaux ainsi que d’un groupe de banquiers, comptables et avocats de confiance qui les guideront dans les marchés internationaux.
  • Une équipe internationale d’experts chevronnés en matière de technologie sera en mesure d’aider les jeunes entreprises à faire face aux problèmes, nouveaux et imprévus. Elle pourra les présenter à des investisseurs potentiels et des partenaires internationaux, puis leur fournir une plateforme unique pour les services bancaires, les services de change et la gestion des relations internationales.

LE CONTENU A ÉTÉ CRÉÉ PAR LE GLOBE CONTENT STUDIO. LE SERVICE ÉDITORIAL DU JOURNAL N’Y A PAS PARTICIPÉ.

Vous êtes sur le point de quitter le site de la HSBC au Canada pour les clients entreprises.

Veuillez prendre note que les politiques du site externe sont différentes de celles de notre site Web et de la politique en matière de confidentialité. Le prochain site s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre ou dans un nouvel onglet du navigateur.

Vous quittez le site Web des services aux entreprises de la HSBC.

Veuillez noter que les politiques du site externe seront différentes des conditions et de la politique de confidentialité de notre site Web. Le prochain site s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre de navigation ou dans un nouvel onglet.