07 juin 2019

La technologie au cœur de la transformation du commerce transfrontalier du secteur vestimentaire

Vêtements Peerless est-elle un fabricant de vêtements ou une entreprise de technologie? Que ce soit l’un ou l’autre, c’est le modèle à suivre pour vendre aux États-Unis.

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CONTENU COMMANDITÉ AVEC LE QUOTIDIEN THE GLOBE AND MAIL

À première vue, on pourrait dire que Vêtements Peerless Inc. est un des fleurons du florissant secteur des vêtements montréalais. Après tout, l’entreprise confectionne des vêtements pour hommes depuis 100 ans et produit quelque 10 millions de costumes par année.

Alors, pourquoi Elliot Lifson, le vice-président, décrit-il son entreprise comme étant «en réalité, une boîte de haute technologie qui, si ça se trouve, produit des vêtements pour hommes?»

Parce que, répond M. Lifson, l’investissement stratégique dans les technologies de l’information a été le facteur déterminant de la transformation de Peerless en une «entreprise véritablement nord-américaine».

L’entreprise concentrait ses activités au Canada, mais à partir des années 1990, l’ALENA lui a donné l’occasion de prendre de l’expansion aux États-Unis. Le tournant décisif suivant s’est opéré en 2001, avec un investissement de 20 millions de dollars dans son logiciel d’entreprise de planification des ressources et le système de TI qui en assurait le support. Depuis, la capacité technologique augmente d’année en année. Selon M. Lifson, l’entreprise a dû investir quelque 35 millions de dollars en TI à ce jour.

Peerless confectionne, distribue et vend ses vêtements à l’échelle du continent, Mexique compris. Elle possède des équipes de gestion sur le terrain au Canada et aux États-Unis et poursuit actuellement la quatrième expansion de son centre de distribution au Vermont.

«Beaucoup d’entreprises ne se voient pas seulement comme un fabricant de produits, mais bien comme une société innovante», souligne Dan Leslie, premier vice-président, Banque HSBC Canada.

Avec la prolifération des données et la capacité accrue d’en extraire des observations pertinentes, plusieurs entreprises se concentrent «de moins en moins sur le produit ou le bien immédiat et se tournent davantage vers l’avenir pour mieux comprendre leurs clients et les moteurs de la demande, poursuit M. Leslie. Avec une abondance d’information et une chaîne d’approvisionnement et des canaux de distribution beaucoup plus souples, les décisions se prennent plus rapidement.»

Au cours de la dernière décennie, les sites d’articles vestimentaires en ligne ont connu une énorme progression, tant pour la navigation, l’achat et le retour des articles, dit Eric Fisch, premier vice-président et responsable en chef national de secteur, commerce de détail et vêtements, HSBC Bank USA N.A «Cela transforme la manière dont les détaillants envisagent la croissance des magasins traditionnels et la manière dont les nouvelles marques cherchent à étendre leur portée, poursuit-il. Ce nouveau modèle comporte son lot de risques. Par exemple, la publicité dans les médias sociaux exige d’importants investissements dans le marketing qui seront difficiles à justifier si le consommateur ne fait pas d’achats répétitifs.»

Grâce à sa capacité technologique accrue, Peerless peut apporter à ses clients une aide plus rapide et plus flexible pour gérer la rotation de leurs stocks, explique M. Lifson. Fournisseur des principaux grands magasins et boutiques spécialisées, elle fabrique des marques telles Lauren de Ralph Lauren, Calvin Klein, Tommy Hilfiger, DKNY et Michael Kors, et prend aussi en charge les services administratifs liés au commerce en ligne pour de nombreux clients, dont la capacité logistique nécessaire au transbordement.

«Le détaillant moderne veut un centre de distribution, mais pas d’entrepôt, poursuit-il. Il veut qu’on lui livre un article qui entre par la porte A et, 24 heures plus tard, qui sort par la porte B.»

C’est Walmart qui a fait connaître cette méthode, qu’elle a utilisée pour devancer son proche rival, Kmart, durant les années 1990.

«À bien des égards, le triomphe de Walmart est celui des technologies de l’information», explique le professeur Thomas McCormick, qui enseigne la logistique à la Sauder School of Business de l’Université de la Colombie-Britannique. «Pour bien appliquer la méthode du transbordement, il faut une bonne circulation de l’information. C’est une chorégraphie complexe entre les fournisseurs qui expédient des marchandises à votre centre de distribution, les opérations à votre centre de distribution et vos magasins qui reçoivent les marchandises du centre de distribution.»

«Il faut que les camions des fournisseurs qui arrivent le fassent précisément au moment où les camions vides arrivent des magasins. Les employés du centre de distribution doivent savoir quelles marchandises leur seront livrées et avoir sous la main la liste des articles destinés aux camions sortants pour les transborder rapidement.»

Dénicher de nouvelles occasions

Ce ne sont pas tous les produits qui se prêtent bien au transbordement. Comme le précise le professeur McCormick, l’entreprise doit porter une attention particulière aux caractéristiques de son produit, par exemple la saisonnalité ou la durée de conservation, avant d’investir dans les TI nécessaires pour le transbordement.

Dan Leslie, de la HSBC, est du même avis, et il insiste sur l’importance d’obtenir des conseils d’expert avant de se lancer dans une importante innovation. M. Leslie travaille en étroite collaboration avec ses clients pour comprendre leurs stratégie et objectifs à long terme, et pas seulement leurs besoins immédiats en fonds de roulement.

«Nous nous efforçons d’aider nos clients à résoudre les problèmes dont ils ne sont pas encore conscients, dit-il. Ce n’est pas toujours une question de crédit. Et cela ne se limite pas à une conversation du genre : J’ai des stocks d’une valeur de 20 millions de dollars, comment vais-je les financer?» M. Leslie travaille en collaboration avec ses clients pour explorer tous les aspects de leur chaîne d’approvisionnement et cerner les occasions sur lesquelles ils pourraient miser à leur avantage.

«Le commerce de détail de vêtements est un secteur unique et complexe, rappelle M. Fisch. Il est important de travailler avec un partenaire financier qui a vécu plusieurs cycles économiques et comprend les risques, mais qui est aussi prêt à épauler une entreprise saine et solide et à l’aider à exploiter les occasions créées par des perturbations.»

Le commerce international des vêtements

  • Les exportateurs canadiens de vêtements dépendent davantage des États-Unis que la plupart des autres secteurs.
  • Plus de 90 % des exportations canadiennes de vêtements sont destinées aux États-Unis, comparativement à 73 % pour l’ensemble des biens et services canadiens exportés aux États-Unis.
  • En 2018, les exportations canadiennes de vêtements à destination des États-Unis ont totalisé 1,6 milliard de dollars, et les importations, 716 millions.

LE CONTENU A ÉTÉ CRÉÉ PAR LE GLOBE CONTENT STUDIO. LE SERVICE ÉDITORIAL DU JOURNAL N’Y A PAS PARTICIPÉ.

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