20 novembre 2018

Comment la chaîne d’approvisionnement peut-elle s’adapter aux besoins en évolution?

Lorsque des changements surviennent dans les relations commerciales, il est important d’examiner chaque facette d’une entreprise

Vous avez des questions? Vous êtes prêt à commencer?

CONTENU COMMANDITÉ PUBLIÉ EN COLLABORATION AVEC LE QUOTIDIEN THE GLOBE AND MAIL

Partout en Amérique du Nord, les entreprises sont en train de moderniser leurs chaînes d’approvisionnement, une démarche qui est absolument nécessaire en ce moment en raison des changements qui surviennent sur le plan des relations commerciales internationales, estime Andrew Skinner, responsable en chef, Commerce international et financement des comptes clients à la Banque HSBC Canada.

Les chaînes d’approvisionnement peuvent affecter une entreprise de façon importante, et ce, autant de façon positive que négative. Ce sont les entreprises qui arrivent à fabriquer et à livrer leurs produits à temps qui réussissent, tandis que les autres se voient limitées à présenter des excuses pour ne pas y être arrivés. Jusqu’à récemment, il était relativement facile de gérer l’entrée de matières premières et la sortie des produits finis; on utilisait les routes, le train et l’avion, on utilisait le téléphone, la radio et les connaissements papier. Mais avec l’ère numérique, la chaîne d’approvisionnement de l’avenir a un tout autre visage et ne cesse d’évoluer. 

«Bien des choses sont en train de changer pour nos clients en ce qui concerne leur chaîne d’approvisionnement, affirme M. Skinner. La logistique prend de plus en plus de place». Il explique, par exemple, que les règles qui régissent la fatigue du conducteur chez les camionneurs ont des répercussions directes sur la distribution qui se fait à partir des entrepôts et que cela affecte par ricochet le bénéfice net des entreprises.

M. Skinner porte également un regard sur les nouveaux droits de douane auxquels sont confrontées les entreprises canadiennes. Plus tôt cette année, le président américain Donald Trump a imposé des droits de douane de 10 % sur les importations d’acier et de 25 % sur l’aluminium. Ces nouvelles exigences ont été imposées à plusieurs pays, dont le Canada, ce qui a amené Ottawa à imposer des mesures tarifaires en guise de représailles.

Les États-Unis ont également imposé une vaste gamme de tarifs douaniers sur des biens provenant de la Chine, ce qui pourrait avoir une incidence sur l’ensemble des produits de la chaîne d’approvisionnement nord-américaine, car un grand nombre de produits manufacturés, comme les voitures, sont fabriqués à partir de matériaux qui traversent la frontière plusieurs fois.

«Si vous êtes au milieu d’un projet ou d’une livraison saisonnière importante, les nouveaux tarifs douaniers pourraient rendre la situation houleuse. Nous travaillons fort avec nos clients pour les aider», explique M. Skinner.

Pour bien s’en sortir malgré l’incertitude découlant du commerce international et des tarifs douaniers, il faut examiner d’autres aspects de la chaîne d’approvisionnement pour déterminer de quelle manière elle pourrait être plus efficace. La guerre des tarifs n’est pas le seul facteur qui incite les entreprises à repenser et à moderniser leurs activités, estime M. Skinner.

«Bien que les coûts soient un facteur déterminant, il y a un mouvement vers les chaînes d’approvisionnement durables.  On demande aux entreprises d’adopter des pratiques commerciales plus durables. Les organisations non gouvernementales jouent un rôle important dans la chaîne d’approvisionnement et les études démontrent qu’une certification indépendante de gestion durable peut aider une marque à se tailler une bonne réputation», explique-t-il.

La gestion du fonds de roulement est un autre aspect de la chaîne d’approvisionnement que la Banque HSBC Canada encourage ses clients à retravailler.

Le fonds de roulement correspond à l’argent dont dispose une entreprise pour financer ses opérations quotidiennes.  Il faut viser la production d’un flux de trésorerie positif provenant de la vente de biens ou de services qui dépasse les obligations de paiement à court terme de l’entreprise, comme le salaire de ses employés et de ses comptes fournisseurs. En raison des taux d’emprunt exceptionnellement bas des dernières années, les entreprises qui cherchaient à étendre leurs activités contractaient généralement des dettes à plus long terme en émettant des obligations ou en contractant une facilité de crédit bancaire.

«Par le passé, les entreprises pouvaient accéder à du crédit relativement facilement en Amérique du Nord. Or, les dettes à moyen et plus long terme sont de plus en plus chères et on retrouve plusieurs options concurrentielles sur le marché», explique M. Skinner.

La Banque du Canada a augmenté son taux directeur cinq fois depuis 2017, et en octobre, elle indiquait que les taux allient devoir être relevés de nouveau pour maîtriser l’inflation.

Avec l’aide de leur banque, les entreprises peuvent améliorer l’efficacité de leur chaîne d’approvisionnement. Une des façons consiste à réduire le temps requis pour recouvrer les montants découlant des ventes ou à allonger les délais de paiement auprès des principaux fournisseurs pour améliorer leur bilan, estime M. Skinner. Il est important de suivre les différentes modalités de paiement et d’utiliser des outils de réduction des risques lors des négociations.

Cela peut être difficile lorsque les taux d’intérêt à long terme augmentent également.  Mais il y a différentes façons d’améliorer l’efficacité d’une entreprise.

Par exemple, les entreprises de vêtements qui achètent leurs biens de la Chine sont en train de réduire les répercussions des tarifs douaniers entre les États-Unis et la Chine en cherchant d’autres sources d’approvisionnement, comme le Vietnam, le Cambodge ou le Bangladesh, explique M. Skinner.

«Nous avons plusieurs clients qui sont passés à l’acte. Et avec notre réseau mondial, nous pouvons couvrir l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de nos clients à l’échelle internationale.  Qu’ils passent par la Chine, le Vietnam ou le Bangladesh, nous pouvons offrir à nos clients une continuité dans le cadre de leurs services bancaires et leur permettre de réorganiser leur chaîne d’approvisionnement sans heurts», dit-il.

Mais ce n’est pas seulement le lieu d’approvisionnement qui compte. «L’endroit où se trouvent vos clients et votre secteur d’activité comptent également pour beaucoup», explique-t-il.

Certains clients du secteur de l’acier, par exemple, comptent sur des produits que seul un certain type d’usine peut fournir. Les fournisseurs doivent être souples et travailler avec ces clients pour réussir à bien s’en tirer avec les nouveaux tarifs douaniers. Dans certains cas, le fabricant devra absorber une partie des coûts, tandis que dans d’autres, c’est le client qui devra payer plus cher.

Il est également important pour les fabricants de maintenir à jour la technologie qui est à la base de leur chaîne d’approvisionnement. Cela peut vouloir dire de moderniser une flotte de camions, d’avoir des véhicules écoénergétiques ou encore de mettre à jour la technologie utilisée pour gérer les stocks et les paiements.

Gérer une chaîne d’approvisionnement au Canada sera toujours un défi en raison de la grandeur du pays et de la nature de notre économie, estime M. Skinner. Bien que nos matières premières proviennent souvent de régions éloignées du pays, la grande partie de la production et de la consommation a lieu dans les 160 kilomètres bordant la frontière.

«Nous avons des défis sur le plan de l’infrastructure pour ce qui est du transport ferroviaire, par exemple. Nous devons parcourir de longues distances pour la livraison du pétrole et des céréales», dit-il.

«Mais les entreprises avec lesquelles nous travaillons misent sur l’innovation. J’étais à Winnipeg récemment et j’ai vu que les sociétés céréalières avaient développé la capacité d’ajouter plus de wagons à leurs trains pour livrer plus de céréales à la fois», ajoute-t-il.

«Nous cherchons pour nos clients des solutions complètes qui précisent où elles achètent leurs produits, à quel endroit elles les livrent et comment elles sont payées. Avec notre grande expérience en matière de chaînes d’approvisionnement complexes dans différents secteurs, comme celui de l’automobile, du détail et de l’électronique, pour ne nommer que ceux-là, nous pouvons et devons aider nos clients non seulement en leur fournissant des solutions commerciales et financières, mais aussi en les aidant à gérer les risques, autant à l’échelle locale que mondiale.»

LE CONTENU A ÉTÉ CRÉÉ PAR LE GLOBE CONTENT STUDIO. LE SERVICE ÉDITORIAL DU JOURNAL N’Y A PAS PARTICIPÉ.

Vous êtes sur le point de quitter le site de la HSBC au Canada pour les clients entreprises.

Veuillez prendre note que les politiques du site externe sont différentes de celles de notre site Web et de la politique en matière de confidentialité. Le prochain site s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre ou dans un nouvel onglet du navigateur.

Vous quittez le site Web des services aux entreprises de la HSBC.

Veuillez noter que les politiques du site externe seront différentes des conditions et de la politique de confidentialité de notre site Web. Le prochain site s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre de navigation ou dans un nouvel onglet.