10 juin 2019

N’attendez pas l’ACEUM : Les entreprises canadiennes doivent aiguiser leurs compétences en matière d’exportation dès maintenant

Vous avez des questions? Vous êtes prêt à commencer?

En 2018, le nouvel Accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) a dominé les manchettes et maintenant, à mi-chemin ou presque de 2019, on attend encore la ratification de l’Accord. Cependant, Dan Leslie, premier vice-président, responsable en chef des clients et adjoint au responsable en chef des services aux entreprises de la Banque HSBC Canada, conseille aux entreprises canadiennes de ne pas mettre sur la touche leurs plans d’exportation vers les États-Unis ou vers d’autres parties du monde en raison du retard du processus de ratification.

«Comme l’ALENA est toujours en vigueur, il n’y a aucune raison valable pour les entreprises canadiennes de remettre leurs plans d’exportation à plus tard, explique M. Leslie. Les Démocrates ont maintenant le contrôle de la chambre basse des États-Unis, ce qui peut ralentir la ratification de l’Accord. Pour le Canada, il n’y avait sans doute aucune urgence réelle de signer l’Accord tant que les États-Unis maintenaient les droits de douane sur l’acier et l’aluminium. Et même si les États-Unis ont annoncé qu’ils supprimaient ces droits, ce qui élimine cet obstacle, il reste peu de temps pour que l’Accord soit adopté par le Parlement d’ici les prochaines élections fédérales.»

Comme le souligne M. Leslie, le texte de l’ACEUM est semblable à celui de l’ALENA et contient des mesures éventuelles visant à réduire les coûts et les charges associés au transport transfrontalier des biens entre le Canada et les États-Unis. Parmi les exceptions, mentionnons le resserrement des règles d’origine sur le contenu dans le secteur de l’automobile et des charges administratives plus lourdes pour les fournisseurs du secteur de l’automobile pour l’accès au marché américain. Les législateurs américains peuvent également demander certaines modifications aux dispositions en matière d’environnement et de main-d’œuvre.

«Mais tout compte fait, nous considérons qu’il y a encore des occasions, actuelles et futures, pour les entreprises canadiennes, dit-il. On trouve des occasions dans tous les principaux secteurs où nous profitons d’avantages concurrentiels historiques, par exemple, dans l’agroalimentaire, la fabrication de pointe, les services commerciaux et les entreprises axées sur la technologie.»

Selon des données recueillies par la HSBC et World Integrated Trade Solutions, les échanges commerciaux globaux entre les États-Unis et le Canada ont reculé au cours des dernières années, les entreprises canadiennes recherchant d’autres marchés, dont le Mexique, la Chine, la Corée du Sud et le Vietnam. Les États-Unis comptaient pour 75 % de l’ensemble des échanges commerciaux du Canada (exportations et importations) en 1997. En 2017, ces échanges totalisaient 63 %, le Canada ayant diversifié ses marchés à l’échelle mondiale.

Bien que les États-Unis demeurent et demeureront probablement le principal partenaire commercial du Canada, les entreprises canadiennes ne doivent pas hésiter à prospecter d’autres marchés ou à tirer parti d’autres accords de libre-échange, dont l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste et l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne.

«Des recherches menées par la HSBC en partenariat avec le Conference Board du Canada révèlent que les entreprises qui font des affaires à l’international se développent plus rapidement que celles qui misent uniquement sur les marchés nationaux, ajoute M. Leslie. Sur le plan stratégique, toute entreprise d’un secteur donné qui veut croître à un rythme supérieur à la normale doit songer à exporter vers des pays où elle profite d’un avantage concurrentiel. Nous encourageons nos clients à tenir compte de cela lorsque nous les aidons à accéder à ces marchés. Comme le Canada est signataire d’un nombre croissant d’accords de libre-échange, les entreprises canadiennes peuvent trouver là un atout concurrentiel par rapport aux entreprises américaines qui tentent de percer des marchés pour lesquels les États-Unis n’ont pas conclu de tels accords.»

La diversification des relations commerciales est importante pour les entreprises elles-mêmes et pour le Canada dans son ensemble pour éviter qu’un marché unique, comme les États-Unis, domine notre économie. Cela ne veut pas dire pour autant que les entreprises canadiennes doivent réduire leurs échanges commerciaux avec les États-Unis. En tant que nation commerçante, le Canada possède le potentiel économique et la capacité d’accroître ses échanges pour faire en sorte que la part lucrative des États-Unis représente un pourcentage moindre de l’ensemble des échanges commerciaux.

«Pour les Canadiens et les entreprises canadiennes, il est très facile de faire affaire avec les États-Unis : nous sommes voisins, nous bénéficions d’un excellent accès transfrontalier et nous avons beaucoup en commun, comme la langue et la culture, rappelle M. Leslie. Les entreprises canadiennes devraient continuer à exploiter ces avantages naturels pour percer et réussir sur les marchés américains. Mais elles doivent aussi faire l’effort de chercher d’autres marchés où la langue et d’autres obstacles à l’entrée pourraient constituer des défis un peu plus intimidants. À l’échelle mondiale, partout où la HSBC a des bureaux, nous voyons déjà que les entreprises canadiennes sont très actives et florissantes sur ces marchés.»

Cet article a été préparé par Content Works, la division de contenu commercial de Postmedia, pour le compte de la Banque HSBC Canada.

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