05 juin 2019

Des occasions pour le commerce canado-mexicain souvent éclipsées par l’imposante économie américaine : HSBC

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Les relations d’affaires entre le Canada et le Mexique sont souvent éclipsées par les échanges commerciaux avec la première économie mondiale, qui se trouve entre ces deux pays. Néanmoins, les échanges entre le Canada et Mexique progressent et offrent de véritables occasions aux entreprises canadiennes en matière d’exportation et d’investissement.

Comme le souligne le Council on Foreign Relations, par suite de la ratification de l’ALENA, en 1994, la valeur des biens échangés entre le Canada et les États-Unis a doublé, alors que celle des biens échangés avec le Mexique a été multipliée par huit.

«En comparaison des échanges commerciaux des États-Unis, le volume des échanges du Canada peut paraître modeste et celui du Mexique, encore plus», explique Jeremy Bliss, responsable en chef des services bancaires aux filiales internationales, Mexique et Amérique latine de la HSBC. «Le Canada est déjà la deuxième destination pour les exportations mexicaines et la sixième dans la liste des pays d’origine pour les importations. En revanche, le Mexique est le troisième marché pour les importations au Canada et le sixième pour les exportations canadiennes.»

M. Bliss ajoute que le Canada et le Mexique ont beaucoup en commun comme nations commerçantes. Le Mexique compte plus d’accords de libre-échange régionaux (ALE) que tout autre pays dans le monde, et le Canada cherche à en négocier avec une liste grandissante de marchés partout dans le monde.

Les deux pays cherchent aussi à diversifier leurs échanges commerciaux. Selon des données recueillies par la HSBC et World Integrated Trade Solutions, les États-Unis comptaient pour 63 % de l’ensemble des échanges commerciaux du Canada (exportations et importations) en 2017. L’économie mexicaine dépend encore plus des États-Unis, qui achètent environ 80 % des exportations mexicaines.

Le Mexique s’est engagé à ratifier l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), dont l’équivalent mexicain est le Tratado entre México, Estados Unidos y Canadá (T-MEC), bien que le processus reste bloqué à la Chambre des représentants des États-Unis. Le retard ainsi encouru crée un climat d’incertitude dans le marché mexicain, mais l’ALENA est encore en vigueur pour promouvoir le commerce canado-mexicain, tout comme l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, signé par le Canada et le Mexique.

«Pour les entreprises canadiennes et mexicaines, les occasions d’affaires sont beaucoup plus importantes que ce qu’on pourrait penser, poursuit M. Bliss. Cela est en partie attribuable à la perception dépassée du Mexique comme fournisseur de main-d’œuvre peu qualifiée. L’expertise acquise par le Mexique en matière de chaîne d’approvisionnement automobile aux côtés d’entreprises américaines, allemandes et japonaises a percolé dans l’économie et créé une main-d’œuvre hautement qualifiée ayant des compétences transférables. Grâce à celles-ci, le Mexique pourrait devenir un acteur important de l’industrie aérospatiale, par exemple, et mettre à profit l’expertise canadienne dans ce domaine.»

Selon M. Bliss, les entreprises canadiennes qui sous-traitent la fabrication de produits électroniques grand public à la Chine ou à d’autres pays de l’Asie du Sud-Est réfléchissent aussi maintenant aux avantages de la fabrication au Mexique. Elles pourraient aussi envisager d’établir une maquiladora, c’est-à-dire une usine de fabrication mexicaine exonérée de droits de douane ou de taxes sur les matières ou la machinerie importées pour fabriquer des biens destinés à la réexportation dans un certain délai.

«Même si la pénétration des appareils mobiles au Mexique est bien avancée dans l’ensemble du marché, le commerce électronique a pris du retard, souligne M. Bliss. Au fur et à mesure que le commerce électronique gagnera en popularité auprès des 130 millions de consommateurs mexicains, il y aura d’énormes possibilités pour les entreprises canadiennes qui, sans être tout à fait prêtes à établir leur présence dans un marché émergent, veulent sonder le terrain dans l’économie la plus stable de l’Amérique latine.»

Des entreprises canadiennes participent de plus en plus au secteur touristique mexicain. Par exemple, elles offrent des destinations à moindre coût pour les retraités migrateurs qui recherchent des solutions de rechange à leurs destinations habituelles, dont la Floride.

«Le gouvernement et les entreprises du Mexique sont entièrement engagés envers le libre-échange nord-américain, quelle que soit la forme qu’il adoptera, affirme M. Bliss. Si les échanges commerciaux du Canada sont souvent éclipsés par leur grand frère au sud, ceux du Mexique le sont aussi par ce même grand frère au nord. Il y a beaucoup de possibilités d’affaires inexplorées pour le Canada et le Mexique pour développer des synergies naturelles et tirer parti d’avantages logistiques. Peu importe qu'on appelle le nouvel accord de libre-échange l’ACEUM ou le T-MEC, ça ne changera pas la donne pour l’un ou l’autre pays, car les occasions d’affaires existent déjà.»

Cet article a été préparé par Content Works, la division de contenu commercial de Postmedia, pour le compte de la Banque HSBC Canada.

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