01 décembre 2015

Les «zones idéales» au Mexique, 2e partie

Pour les entreprises canadiennes qui hésitaient encore à faire des affaires avec le Mexique, c’est peut-être le moment de faire le saut.

Dans cet article, nous examinons la façon dont les entreprises canadiennes peuvent évaluer leurs chances de succès au Mexique et les conditions dans lesquelles il sera possible d'y prospérer à l'avenir.

Les raisons ne manquent pas :

  • L'économie du Mexique devrait dépasser celle de la France et du Royaume-Uni d'ici 2030 (en termes de PPA, ou parité des pouvoirs d'achat), selon PwC1. De plus, d'après la Banque mondiale, le PIB du Mexique dépasse déjà celui du Canada en termes de PPA, ce qui en fait la 11e économie du monde, selon cette même mesure.
  • Vingt ans après l'adoption de l'ALENA, un système complet de normes de sécurité, de technologies et de mesures comparables a été mis en place à l'échelle du continent. L'existence d'une chaîne d'approvisionnement transfrontalière dans les domaines de l'agriculture et de l'alimentation, de l'automobile et de l'aérospatiale est maintenant un fait avéré.
  • L'ALENA a aussi permis au Canada d'exporter au Mexique ses services dans les domaines de la finance, de l'énergie et des technologies de l'information et des communications. Toutefois, ce n'est que vers la fin de 2012 que le président mexicain Enrique Peña-Nieto a mis en œuvre de vastes réformes qui ont permis de libéraliser ces secteurs et de les ouvrir aux investissements étrangers.

Toutes les entreprises canadiennes ne devraient pas pour autant se précipiter au Mexique. Une étude du Conference Board du Canada, intitulée Des «zones idéales» pour les entreprises canadiennes au Mexique2, montre que c'est beaucoup plus facile dans certains secteurs d'activité que dans d'autres.

Comme les risques transfrontaliers peuvent être élevés, le Conference Board du Canada a utilisé un processus en trois étapes avant de désigner un secteur d'activité comme une «zone idéale». Dans un premier temps, l'étude examine le potentiel de croissance et les barrières commerciales pour les entreprises canadiennes dans différents secteurs au Mexique. Lorsque ces deux aspects sont favorables, le rapport identifie le secteur comme étant «prometteur».

Le Conference Board du Canada examine ensuite la performance des entreprises canadiennes dans ces secteurs à l'échelle internationale. Une «zone idéale» doit satisfaire aux trois critères : un potentiel de croissance élevé, l'ouverture des politiques et la capacité de mettre en valeur les atouts commerciaux démontrés du Canada. Quelles sont ces zones idéales? La liste complète est présentée ci-après.

Fabrication
Céréales et oléagineux
Abattage et transformation des animaux
Scieries et préservation du bois
Produits de papier récupéré
Produits en acier à partir d'acier du commerce
Chaudières, réservoirs et contenants d'expédition
Véhicules à moteur
Pièces de véhicules à moteur
Produits et pièces pour l'industrie aérospatiale
Matériel ferroviaire roulant

Mines
Gaz naturel
Or
Pétrole

Services
Commerce de gros et de détail
Industries cinématographique et phonographique
Télécommunications
Assurance
Services financiers

Construction
Bâtiments
Construction lourde et ouvrages de génie civil
Entrepreneurs spécialisés

Services publics
Électricité

Évidemment, le fait d'exercer des activités dans un secteur de la liste ne suffit pas pour réussir au Mexique. Quelle serait donc la prochaine étape pour une entreprise canadienne qui paraît bien positionnée pour exploiter une «zone idéale» au Mexique?

La Banque HSBC Canada a récemment mandaté le Conference Board du Canada afin de mener une étude sur les attributs que devrait avoir une entreprise pour réussir sur les marchés mondiaux. Cette étude, intitulée Vendre à l'étranger : les clés du succès des entreprises à l'international, affirme que les entreprises canadiennes doivent avoir un avantage concurrentiel international3 (ACI) ou la volonté ou la capacité d'en développer un.

Selon l'étude, un ACI est la capacité de créer une valeur ajoutée grâce à la différenciation. La forme la plus courante d'ACI est celle où une entreprise offre un produit unique dans un créneau bien précis. Par définition, un ACI est difficile à imiter, toutefois la démarche utilisée par l'entreprise pour créer son propre ACI peut être répétée. Cette démarche repose sur quatre principales ressources :

Des dirigeants qualifiés : Pour qu'une entreprise canadienne puisse réussir sur les marchés mondiaux, elle a besoin de dirigeants ayant des qualités d'entrepreneur, qui sont déterminés à prendre de l'expansion à l'international. Idéalement, l'entreprise devrait aussi compter parmi ses dirigeants des personnes qui ont une expérience des marchés mondiaux.

Des réseaux de contacts internationaux : Le succès au sein des marchés mondiaux peut être assimilé à la maîtrise d'une série de marchés locaux. En d'autres termes, la solution consiste à se doter d'un réseau de soutien dans ces marchés semblable à celui que nous avons chez nous.

Des capacités d'innovation : Pour se tailler une place sur les marchés mondiaux, il faut être capable d'innover à l'échelle locale, c'est-à-dire pouvoir fabriquer des produits qui répondent aux besoins des consommateurs internationaux, même lorsque ceux-ci diffèrent des besoins des consommateurs canadiens. Un service de recherche et développement dynamique, ainsi qu'une logistique et des services de soutien au client efficaces sont essentiels.

Une connaissance des marchés étrangers : Les 20 entreprises canadiennes mentionnées dans l'étude étaient toutes convaincues de la nécessité de maintenir une présence locale à l'étranger. En particulier, l'expérience des entreprises qui ont connu du succès à l'international faisait ressortir l'importance de faire appel à des organismes de services professionnels et des banques qui ont un vaste réseau de contacts dans le marché cible et qui le connaissent intimement.

En combinant l'information des deux études, on comprend que deux choses peuvent avantager une entreprise canadienne qui souhaite prendre de l'expansion au Mexique.

Tout d'abord, l'entreprise doit se doter d'un système qui lui permet de vendre sur les marchés internationaux, c'est-à-dire un ACI. Ensuite, elle doit exercer des activités - ou vouloir s'engager - dans un secteur où les chances jouent en sa faveur, c'est-à-dire dans une «zone idéale».

Dans la troisième partie de cette série, nous examinerons de plus près quelques exemples de ces zones idéales.

Votre entreprise souhaite prendre de l'expansion au Mexique? Consultez notre équipe juridique et l'association commerciale de votre secteur, et communiquez avec votre gestionnaire de relations bancaires à la Banque HSBC Canada.

Évidemment, le fait d’exercer des activités dans un secteur de la liste ne suffit pas pour réussir au Mexique.

Les «zones idéales» au Mexique, 1re partie - Cliquez ici pour en savoir plus

Sources :

  1. http://www.pwc.com/gx/en/issues/the-economy/assets/world-in-2050-summary-report-february-2015.pdf (en anglais seulement) Consulté le 24 août 2015
  2. http://www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=6434 Consulté le 24 août 2015
  3. Vendre à l'étranger : les clés du succès des entreprises à l'international, juin 2015
  4. Le Conference Board du Canada

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