27 juin 2016

Les corridors commerciaux entre le Canada et les États-Unis reposent sur des valeurs communes

Les entreprises qui veulent croître devraient tirer profit du pouvoir économique et des réseaux offerts par ces corridors

Les liens entre le Canada et les États-Unis sont aussi solides que ceux qui unissent deux nations dans le monde peuvent l'être. Les valeurs communes et le respect mutuel constituent les piliers de cette solide alliance, mais ce sont les relations commerciales entre les deux pays qui maintiennent ces piliers en place.

Comme pour le tourisme transfrontalier, les échanges commerciaux entre les deux pays sont généralement réalisés sur un axe nord-sud, et vice versa. Les régions des Grands Lacs à l'est et du nord-ouest du Pacifique (aussi appelée Cascadia) représentent deux corridors importants. Les entreprises canadiennes qui visent une croissance au sud de la frontière gagneraient à comprendre les fondements et la dynamique de marché de ces corridors, et ceux d'autres blocs commerciaux canado-américains, ainsi que leurs incidences mondiales.

Dans les corridors commerciaux entre le Canada et les États-Unis, des biens et services d'une valeur de plus de 2,4 milliards de dollars (US)1 traversent la frontière commune de 8 900 km chaque jour. Soutenu par l'Accord de libre-échange Canada -États-Unis de 1989, puis par l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui l'a remplacé en 1994, le commerce entre le Canada et les États-Unis a plus que triplé sur une période d'un peu plus de 25 ans pour atteindre près 880 milliards de dollars (US) en 20152 annuellement, selon le gouvernement canadien.

Les exportations canadiennes vers les États-Unis soutiennent un emploi sur sept au Canada3, et environ neuf millions d'emplois4 aux États-Unis sont tributaires des échanges commerciaux entre les deux pays. Les exportations canadiennes à destination des États-Unis ont atteint 450 milliards de dollars environ en 2015, ce qui représente plus de 72 % de l'ensemble des exportations canadiennes5 , et le Canada est la principale destination d'exportation de 35 États américains6 .

Les deux pays échangent des biens et services dans de nombreux secteurs, dont le pétrole et le gaz, l'automobile et la fabrication, la santé et la technologie.

Les dirigeants des deux pays ont récemment réorienté leur partenariat transfrontalier et envisagent de nouvelles initiatives pour accroître la productivité, y compris la facilitation du commerce transfrontalier, le renforcement des avantages liés à la chaîne d'approvisionnement, l'innovation et la cybersécurité.

Ces initiatives soutiendront un climat d'investissement déjà robuste entre les deux pays. Au cours de la dernière décennie, la valeur totale en dollars du stock d'investissement direct étranger (IDE) des États-Unis au Canada s'est accrue de plus de 40 % pour se chiffrer à 360 milliards de dollars, représentant près de 50 % de ces investissements au Canada en 20147. L'Europe a été, en 2014, la deuxième destination en importance pour les investissements canadiens directs, qui ont augmenté d'un peu moins de 1 % pour se chiffrer à 191,5 milliards de dollars8.

Les États-Unis sont la principale destination des investissements canadiens directs à l'étranger, ceux-ci ayant atteint 350 milliards de dollars environ en 20149. L'an dernier, les investissements directs américains au Canada ont augmenté de 19,5 milliards de dollars pour s'établir à 361,4 milliards de dollars10, soit près de la moitié de l'ensemble des investissements directs au Canada, selon Statistique Canada.

Ces facteurs représentent pour les entreprises canadiennes d'excellentes perspectives de vente sur le marché américain, beaucoup plus vaste, la population des États-Unis s'élevant à 323 millions d'habitants11, contre 35 millions pour le Canada12.

Les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis transitent par deux corridors régionaux importants : la région des Grands Lacs -Saint-Laurent, qui comprend les États des Grands Lacs, l'Ontario et le Québec, et le nord-ouest du Pacifique, qui inclut les États de la Californie, de l'Oregon et de Washington ainsi que la Colombie-Britannique.

Les entreprises canadiennes qui veulent croître aux États-Unis devraient tirer profit du pouvoir économique et des réseaux offerts par ces corridors pour les aider à vendre leurs biens et services à la plus grande économie au monde.

«Les États-Unis sont, à notre avis, la plateforme mondiale pour réaliser des ventes à l'étranger», affirme Robert Pelletier, représentant en chef, États-Unis, Groupe du développement des affaires - Marchés internationaux, Exportation et développement Canada.

Il recommande aux entreprises de trouver aux États-Unis un acheteur qui vend à l'étranger, parce que «le flux commercial est ainsi plus naturel».

M. Pelletier ajoute que les échanges commerciaux entre les deux pays sont favorisés en partie par la baisse du dollar canadien, qui rend les biens et services canadiens plus attrayants pour les entreprises et particuliers américains.

Bien que le commerce transfrontalier continue de poser des défis, incluant les obstacles réglementaires, les incidences fiscales et l'embauche de travailleurs qualifiés de part et d'autre de la frontière, M. Pelletier croit que la tendance favorise un échange plus simple de biens et services dans le contexte de la mondialisation grandissante.

Corridor Grands Lacs -Saint-Laurent

Les États des Grands Lacs et les provinces de Québec et de l'Ontario sont d'importants moteurs de la production économique nord-américaine, représentant environ un tiers de l'emploi et des échanges commerciaux, selon Mark Fisher, président et chef de la direction, Council of the Great Lakes Region.

La production économique de la région était estimée à environ 5,8 billions de dollars (US) en 201513. Si la région était un pays, elle serait la troisième économie en importance au monde, derrière les États-Unis et la Chine.

«La région est un énorme moteur économique pour les deux pays», déclare M. Fisher.

Le secteur manufacturier, qui est le plus important, inclut l'automobile et l'aérospatiale, ainsi que les centaines de fournisseurs qui soutiennent ces industries en offrant un vaste éventail de biens et de services.

M. Fisher mentionne que d'autres secteurs enregistrent aussi une croissance, comme les technologies de l'information, les services financiers, les technologies propres, l'accueil et le tourisme, l'éducation et la santé.

«Le secteur des services joue certainement un rôle de plus en plus important dans l'économie régionale», ajoute-t-il.

Un grand nombre de ces secteurs sont soutenus par l'accroissement de la base de connaissances dans la région, selon M. Fisher. Il indique qu'environ 70 % des dépenses en recherche et développement au Canada sont effectuées en Ontario et au Québec, tandis que 25 % de ces dépenses aux États-Unis le sont dans les États des Grands Lacs.

Les défis transfrontaliers incluent la mise à niveau et le renforcement des infrastructures essentielles à la circulation des produits dans la région, l'embauche de travailleurs qualifiés pour accroître la productivité à long terme et la résolution des problèmes de chômage dans les régions, notamment chez les jeunes.

Par ailleurs, les obstacles réglementaires, le renforcement de la sécurité frontalière et le protectionnisme rendent la frontière moins perméable.

Le Plan d'action Par-delà la frontière, présenté en 2011 par le Canada et les États-Unis, vise à faciliter le commerce légitime entre les deux pays.

«Le Plan d'action est crucial pour la création d'une frontière intelligente pour le XXIe siècle, déclare M. Fisher. Nous voulons que la circulation des biens et des personnes entre les deux pays soit aussi fluide que possible.»

Nord-ouest du Pacifique

La région du nord-ouest du Pacifique, qui comprend l'Alaska, la Colombie-Britannique, la Californie, l'Oregon et l'État de Washington, affiche un PIB combiné supérieur à 3 billions de dollars (US)14.

Les échanges commerciaux bilatéraux dans la région (incluant les États de Washington, de l'Oregon et de la Californie) totalisent plus de 71,6 milliards de dollars annuellement15. Environ 98 100 emplois en Oregon16 223 300 dans l'État de Washington17 et près de 1,2 million en Californie18.

dépendent du commerce et de l'investissement avec le Canada.

Le commerce dans le nord-ouest du Pacifique est principalement axé sur les ressources, y compris les mines, le pétrole et le gaz et les produits forestiers, ainsi que sur l'agriculture et la fabrication, et notamment sur l'aérospatiale, un secteur important dans l'État de Washington.

La région englobe aussi la Silicon Valley, axée sur les technologies, et les capitales du cinéma, Hollywood en Californie et «Hollywood du nord» en Colombie-Britannique.

«Il est important que les Américains comprennent bien l'ampleur de la relation entre les États-Unis et le Canada, la plus importante au monde. Les biens et services qui traversent la frontière chaque jour totalisent près de 2 milliards de dollars», déclare Matt Morrison, directeur administratif, Pacific NorthWest Economic Region (PNWER), un organisme public-privé sans but lucratif regroupant l'Alaska, l'Idaho, l'Oregon, le Montana et l'État de Washington, ainsi que la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest.

C'est le message que son organisation tente de faire passer avant la tenue des discussions sur le Partenariat transpacifique (PTP), un projet d'accord commercial entre 12 pays du littoral du Pacifique, incluant le Canada et les États-Unis. L'accord vise à favoriser la croissance économique, l'innovation et la création d'emplois, et comporte des mesures, comme la réduction des obstacles au commerce.

Les États du nord-ouest du Pacifique sont particulièrement intéressés par le PTP en raison de la proximité de l'Asie, un important marché international pour de nombreux secteurs.

La région du nord-ouest du Pacifique fait face aux mêmes défis que la région des Grands Lacs -Saint-Laurent, notamment réduire les obstacles entravant le passage des personnes et des entreprises, une «bataille constante» selon M. Morrison.

Même si les ressources resteront un secteur clé pour la région, en raison de sa situation géographique, M. Morrison affirme que les technologies, notamment les technologies propres, contribuent à transformer sa réputation économique.

Les technologies propres touchent divers secteurs, dont les ressources, l'agriculture, la fabrication et l'automobile.

M. Morrison affirme que son organisme collabore avec les gouvernements de part et d'autre de la frontière à l'élaboration de stratégies transfrontalières axées sur des produits d'énergie propre.

«Ensemble, nous voulons trouver des solutions pour les changements climatiques et des processus de haute technologie pour l'énergie propre, explique-t-il. Nous sommes d'avis que la région offre beaucoup de potentiel pour la mise au point de solutions qui seraient non seulement efficaces pour nous, mais qui pourraient aussi être exportées partout dans le monde.»

Avantage concurrentiel international

Même si plus d'efforts pourraient être déployés (et le sont effectivement) pour améliorer les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis, ces pays demeureront sans doute les alliés les plus importants et les partenaires commerciaux les plus solides.

Il s'agit d'un avantage concurrentiel pour les entreprises des deux côtés de la frontière. Néanmoins, les nouveaux débouchés ne sont pas un gage de succès.

Dans son rapport intitulé Vendre à l'étranger - Les clés du succès des entreprises à l'international, le Conference Board du Canada souligne que les entreprises doivent transformer leurs ressources uniques en un avantage concurrentiel international (ACI). Autrement dit, elles doivent créer de la valeur en se différenciant.

Selon le rapport réalisé pour le compte de la HSBC, l'ACI d'une entreprise s'appuie sur quatre ressources fondamentales : cadres qualifiés, connaissance des marchés, innovation et réseau international.

«Les relations les plus importantes pour réussir à l'international varient selon la taille de l'entreprise et son secteur d'activité, mentionne le rapport. Toutefois, si l'on en juge par les entreprises ayant connu du succès à l'étranger, les relations avec les clients, les distributeurs étrangers, les gouvernements et les cabinets de services professionnels peuvent être cruciales pour soutenir une expansion internationale.»

Pour les entreprises canadiennes désirant exporter, un grand nombre de ces relations auront été établies non seulement au pays, mais aussi, depuis des décennies, avec des partenaires commerciaux, comme leurs voisins américains. Il en va de même pour les entreprises américaines voulant se démarquer au nord du 49e parallèle.

Pour lire le rapport Vendre à l'étranger - Les clés du succès des entreprises à l'international, veuillez cliquer ici

Pour en savoir plus sur la façon dont la HSBC peut vous aider à prendre de l'expansion à l'étranger, veuillez communiquer avec un gestionnaire de relations bancaires de la HSBC.

  1. CPM, mars 2016 http://pm.gc.ca/fra/nouvelles/2016/03/10/fiche-dinformation-canada-etats-unis-voisins-partenaires-allies
  2. CPM, mars 2016 http://pm.gc.ca/fra/nouvelles/2016/03/10/fiche-dinformation-canada-etats-unis-voisins-partenaires-allies
  3. Plan d'action Par-delà la frontière, gouvernement du Canada (juin 2013) http://www.cic.gc.ca/francais/ressources/publications/transfrontalieres.asp
  4. CPM, mars 2016 http://pm.gc.ca/fra/nouvelles/2016/03/10/fiche-dinformation-canada-etats-unis-voisins-partenaires-allies
  5. Gouvernement du Canada, janvier 2016 http://www.can-am.gc.ca/relations/commercial_relations_commerciales.aspx?lang=fra
  6. CPM, mars 2016 http://pm.gc.ca/fra/nouvelles/2016/03/10/fiche-dinformation-canada-etats-unis-voisins-partenaires-allies
  7. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/150424/dq150424a-fra.htm
  8. Gouvernement du Canada, janvier 2016 http://www.can-am.gc.ca/relations/commercial_relations_commerciales.aspx?lang=fra
  9. Statistique Canada http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/150424/dq150424a-fra.htm
  10. Bureau de recensement des États-Unis https://www.census.gov/popclock/
  11. Statistique Canada http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/demo02a-fra.htm
  12. Rapport du Council of the Great Lakes Region, juillet 2015 https://councilgreatlakesregion.org/new-era-of-cooperation-between-great-lakes-and-st-lawrence-governors-and-premiers-welcomed/
  13. Pacific Coast Collaborative http://www.pacificcoastcollaborative.org/Pages/Welcome.aspx
  14. Gouvernement du Canada http://can-am.gc.ca/business-affaires/fact_sheets-fiches_documentaires/index.aspx?lang=fra
  15. http://can-am.gc.ca/business-affaires/fact_sheets-fiches_documentaires/or.aspx?lang=fra
  16. http://can-am.gc.ca/business-affaires/fact_sheets-fiches_documentaires/wa.aspx?lang=fra
  17. http://can-am.gc.ca/business-affaires/fact_sheets-fiches_documentaires/cas.aspx?lang=fra

Les entreprises canadiennes qui veulent croître aux États-Unis devraient tirer profit du pouvoir économique et des réseaux offerts par ces corridors pour les aider à vendre leurs biens et services à la plus grande économie au monde.

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Publié par la Banque HSBC Canada (la «HSBC»)

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