13 mars 2015, Connexions Globales HSBC

Relancer les échanges commerciaux, stimuler la croissance

Des spécialistes locaux et internationaux de l’économie et du commerce international expliquent comment les échanges commerciaux internationaux peuvent stimuler l’expansion des entreprises canadiennes.

L’économie canadienne, tout comme l’économie d’autres pays comparables, est plus mondialisée que jamais. En conséquence, le commerce international est devenu encore plus important pour la croissance.

Tandis que le Canada peine à se relever de la crise économique de 2008, il serait possible de favoriser la croissance en accordant plus d’importance aux échanges commerciaux internationaux. Lors du premier volet de la série de webinaires trimestriels «Stimuler l’expansion à l’échelle mondiale» organisés par la HSBC, des spécialistes du commerce international et de l’économie canadienne ont montré comment les échanges commerciaux peuvent stimuler l’économie canadienne et comment les entreprises canadiennes peuvent saisir les occasions d’affaires qui se présentent à l’échelle internationale pour favoriser leur expansion.

Selon David Watt, économiste en chef pour le Canada à la Banque HSBC Canada, les entreprises canadiennes peuvent dès aujourd’hui saisir des occasions qui contribueront à stimuler la croissance dont notre économie a besoin. Il serait dommage, selon lui, de regretter dans quelques années de ne pas avoir saisi les occasions de commerce international qui se présentent aujourd’hui.

Pourquoi la croissance aujourd’hui passe-t-elle nécessairement par le commerce international?

Bien que la reprise semble bien réelle aux États-Unis, l’économie canadienne demeure à la traîne. Peter Hall, vice-président et économiste en chef chez Exportation et développement Canada, attribue ce marasme à la faible croissance de trois pans importants de l’économie : la confiance des consommateurs, le marché de l’habitation et le budget des gouvernements provinciaux.

Après avoir rebondi après la crise économique de 2008, la confiance des consommateurs stagne aujourd’hui. Et leur ratio d’endettement continue d’augmenter, ce qui les rend très vulnérables, selon lui. Peter Hall souligne aussi que même si le marché canadien de l’habitation s’est corrigé plus rapidement qu’aux États-Unis après l’éclatement de la bulle immobilière, il y a aujourd’hui au Canada un excédent de logements et les prix sont surévalués de 10 à 30 %. De plus, la Colombie-Britannique est la seule des provinces canadiennes à avoir atteint l’équilibre budgétaire.

Ces indices d’une croissance intérieure au ralenti montrent clairement que les investissements à l’étranger, par l’intermédiaire d’une hausse des échanges commerciaux internationaux, pourraient stimuler l’économie canadienne. «Les consommateurs canadiens ont fait ce qu’il fallait, il y a quelques années, lorsque leur confiance était élevée, affirme David Watt. Aujourd’hui, ils continuent de dépenser trop et n’épargnent pas suffisamment; nous ne pouvons pas compter sur la consommation pour nous en sortir [de la période de croissance difficile dans laquelle nous nous trouvons].»

Lorsque la croissance intérieure est au ralenti, le commerce international n’est pas seulement une réponse valable, c’est une solution qui a fait ses preuves. Ainsi, les exportations, après avoir diminué considérablement pendant la crise de 2008, ont repris de la vigueur. «Avant la crise économique, le rythme de croissance du commerce international était plusieurs fois supérieur à celui du PIB, rappelle Douglas Lippoldt, économiste principal, commerce international au service de recherche internationale HSBC. Depuis, il a ralenti, mais il est toujours supérieur à celui du PIB global.»

Enfin, de nouvelles occasions se présentent pour les entreprises canadiennes partout dans le monde, notamment dans certaines économies émergentes, où les pays s’ouvrent de plus en plus aux échanges commerciaux. Par exemple, les efforts déployés par la Chine pour faire du renminbi (RMB) une devise internationale nous permettent aujourd’hui de faire des affaires avec des entreprises chinoises en utilisant leur propre devise. Rappelons-nous également que le Canada est devenu un centre de négociation du renminbi en novembre 2014; les perspectives d’affaires avec la Chine sont donc prometteuses pour les entreprises canadiennes.

De plus, le Partenariat transpacifique et le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, s’ils sont ratifiés d’ici quelques années, pourraient favoriser le libre-échange avec d’importants marchés en Europe et en Asie. «Ces ententes vont beaucoup plus loin que toutes celles qui ont été conclues jusqu’à aujourd’hui, explique Douglas Lippoldt. Les entreprises canadiennes en tireront de réels avantages en ce qui a trait à l’accès aux marchés et au potentiel de croissance.»

Comment les entreprises peuvent-elles stimuler la croissance canadienne grâce à leur expansion internationale?

Les entreprises canadiennes se trouvent dans une position idéale pour profiter des occasions d’échanges commerciaux qui se présentent partout dans le monde et stimuler du même coup la croissance de l’économie canadienne tout en tirant avantage de profits accrus et de coûts réduits pour augmenter leurs résultats. Mais comment peuvent-elles s’y prendre? Les experts conseillent aux chefs d’entreprise de se renseigner sur les occasions d’affaires et de cibler les marchés qui présentent les meilleures perspectives pour leur entreprise.

«Au cours des dernières années, le Canada a signé des accords de libre-échange avec plusieurs pays, et des pourparlers sont en cours avec d’autres, indique David Watt. Il n’y a pas que les États-Unis; nous renforçons nos relations avec d’autres pays. Les entreprises doivent se préparer si elles veulent profiter de ces accords.»

Pour se préparer, on peut ouvrir un compte en renminbi ou aider ses employés à se familiariser avec les taux de change pour qu’ils soient en mesure d’utiliser d’autres devises. On peut tisser des liens avec des clients potentiels à l’étranger ou demander l’aide de partenaires d’expérience en mesure de nous guider.

De nombreuses entreprises auraient avantage à augmenter leurs échanges commerciaux, mais certains secteurs sont particulièrement bien placés pour stimuler la croissance des exportations, selon Peter Hall, par exemple le secteur de la machinerie et de l’équipement où les exportations ont récemment augmenté de 9 %. La reprise étant robuste aux États-Unis, les entreprises américaines continueront d’acheter de plus en plus de machinerie et d’équipement, tout comme les entreprises des pays émergents et des autres économies en reprise.

Les occasions d’affaires à l’international augmentent également dans les secteurs de l’automobile et de l’aérospatiale. «L’industrie automobile américaine a les yeux tournés vers le Canada, et nous détenons justement de nombreuses composantes de la chaîne d’approvisionnement, indique Peter Hall. Si la capacité de production existe toujours, l’expansion est encore possible. Je ne suis pas certain que les entreprises qui ont quitté le pays soient parties pour toujours.»

Selon Douglas Lippoldt, si l’Accord sur les technologies de l’information de l’OMC est approuvé, le traitement en franchise de droits des biens électroniques sera considérablement élargi, ce qui favorisera la vente de toutes sortes de produits technologiques à prix réduit.

La demande pour les biens et services canadiens pourrait se faire sentir dans de nouveaux marchés étrangers; beaucoup sont encore peu explorés. Les États-Unis demeurent un partenaire commercial important, mais les experts de la HSBC recommandent de considérer également la Chine, l’Inde et l’Indonésie. Ces pays, de même que d’autres marchés émergents, offrent un énorme potentiel. La HSBC estime que d’ici 2050, près de trois milliards de personnes s’ajouteront aux consommateurs de la classe moyenne dans les marchés émergents*.

Dans ces pays, les consommateurs sont très désireux d’acheter de nouveaux produits et services. Si les entreprises canadiennes sont prêtes à relever le défi, une part importante de cet investissement étranger pourrait se faire au Canada, ce qui stimulerait l’expansion des entreprises et la croissance de notre économie.

* Source : WARD, Karen et Frederic NEUMANN, Consumers in 2050, octobre 2012, p.5

Les entreprises canadiennes peuvent dès aujourd’hui saisir des occasions qui contribueront à stimuler la croissance dont notre économie a besoin

David Watt, économiste en chef pour le Canada à la Banque HSBC Canada

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Publié par la Banque HSBC Canada (la «HSBC»)
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