13 novembre 2015

Pleins feux sur l’Orient – Échanges commerciaux avec la Chine

Les entreprises canadiennes peuvent stimuler l’expansion grâce aux échanges commerciaux et aux investissements chinois

Il est difficile d’ignorer la croissance spectaculaire de l’économie chinoise, celle qui connaît la croissance la plus rapide du monde et qui regorge d’occasions pour le commerce extérieur et les investissements. Cependant, de nombreuses entreprises canadiennes passent outre aux occasions offertes par la Chine, privilégiant plutôt le commerce avec les États-Unis et les transactions en dollars américains.

Avec la Chine qui poursuit ses réformes monétaires et la demande de produits étrangers de la part des entreprises et des consommateurs chinois qui croît sans cesse, les entreprises canadiennes peuvent améliorer leurs résultats et stimuler l’économie intérieure encore fragile en exploitant les occasions chinoises. Dans le deuxième webinaire trimestriel de la série «Stimuler l’expansion à l’échelle mondiale» de la HSBC, les experts économiques discutent des occasions offertes par la Chine et des moyens à la disposition des entreprises canadiennes pour tirer parti du potentiel de croissance que représente l’économie qui progresse le plus rapidement dans le monde.

«Nous devons surmonter notre sentiment négatif face au commerce avec la Chine, a dit David Watt, économiste en chef à la Banque HSBC Canada. Les occasions sont là et la croissance future aussi.»

L’économie florissante de la Chine

Pendant plusieurs années, la croissance exponentielle de l’économie chinoise a reposé sur les exportations. Depuis, le marché chinois a évolué et est désormais tiré par la demande intérieure, comme le soulignait John Zhu, économiste pour la Chine élargie du Service de recherche internationale HSBC. Cette année, le gouvernement chinois s’attend à une hausse du PIB de 7 %*.

«Dans les quatre ou cinq dernières années, ce sont les consommateurs et les investisseurs qui ont porté la croissance chinoise, a-t-il poursuivi. La structure de l’économie chinoise a changé, et la croissance proviendra de plus en plus de la demande intérieure.»

Bien que la Chine commence à faire face à une surcapacité de produits de base et à la déflation, le gouvernement dispose «d’une grande souplesse en matière d’interventions», a précisé M. Zhu. Puisque le gouvernement a maintenu une approche rigoureuse en matière de budget, il est à même de surmonter les défis grâce à des mesures traditionnelles, telles que l’ajustement des taux d’intérêt.

La Chine encourage les investissements étrangers avec sa «nouvelle route de la soie», un corridor économique moderne de transit et de commerce en cours d’élaboration, qui ressuscitera les anciennes routes commerciales de Shanghai à Berlin. Le pays poursuit ses réformes de la devise visant à faire du renminbi (RMB) une monnaie internationale. «La Chine n’a pas qu’un ou deux instruments de politique, a ajouté M. Zhu. Elle dispose d’un arsenal bien garni et de nombreuses options politiques pour assurer l’expansion continue de l’économie.»

Occasions pour les entreprises canadiennes

Pour les entreprises canadiennes, l’un des changements de politique les plus importants à ce jour a été l’adoption en juillet 2013 de la règle 168 de la Banque populaire de Chine. Cette nouvelle règle autorise le paiement de produits et services en RMB, tant sur le marché intérieur chinois que sur les marchés extérieurs.

«Cette règle a été adoptée pour que le monde sache que nous nous ouvrons au RMB et voulons qu’il circule partout dans le monde», a affirmé Debra Lodge, responsable en chef, RMB – Amérique du Nord, Marchés internationaux HSBC. Le RMB permet aux entreprises canadiennes qui négocient avec la Chine d’éliminer les risques de change et les frais connexes, de conclure des contrats de couverture à terme et de faire des affaires avec un plus grand nombre de fournisseurs. Elles peuvent non seulement utiliser le RMB pour payer les produits, mais aussi pour financer des prêts interentreprises, injecter des capitaux additionnels et faire des investissements directs à l’étranger, a souligné Mme Lodge.

Un client de la HSBC, importateur nord-américain d’articles de bain et de literie, s’est rendu en Chine pour rencontrer ses fournisseurs et leur demander s’ils accepteraient le RMB. Après avoir convaincu ces derniers de faire affaire avec lui dans la monnaie locale, le propriétaire de l’entreprise a commencé à prendre des contrats de couverture de deux ou trois mois. En l’espace de six mois, il avait réalisé des économies de 200 000 $US, a dit Mme Lodge.

Le recours au RMB n’est plus une nouveauté; on l’utilise depuis 2013 et les grandes entreprises sont nombreuses à l’adopter et à en récolter les fruits, a précisé Mme Lodge. De même, il est plus simple de traiter les documents établis en RMB plutôt qu’en dollars américains, et les entreprises ont encore droit aux mêmes crédits d’impôt. Compte tenu de la relation commerciale sino-canadienne et d’innovations comme le centre de négociation du renminbi au Canada, «les entreprises canadiennes sont très chanceuses de pouvoir ouvrir des comptes en RMB; j’aimerais bien pouvoir offrir cette chance à mes clients établis aux États-Unis», a-t-elle ajouté.

Réorienter les échanges commerciaux

Les économistes se montrent peu optimistes à l’égard de l’économie canadienne ou nord-américaine en général, si bien qu’il est plus important que jamais de se tourner vers l’Orient. «Nous sommes sans doute plus près de la prochaine récession que de la dernière, a dit M. Watt. La croissance américaine a plus ou moins déçu les économistes au cours des dernières années, et les prévisions sont régulièrement révisées à la baisse. On ne peut s’attendre à ce que les États-Unis prennent le relais et portent la croissance canadienne, ce qui renforce l’idée de chercher ailleurs.»

Étant donné sa croissance rapide et soutenue, la Chine est le choix par excellence. «Nous devons miser sur les exportations pour assurer la croissance, a poursuivi M. Watt. Le gouvernement fédéral négocie de bonnes ententes en matière de commerce et d’investissement, et les entreprises canadiennes doivent tout faire pour en profiter.»

* Source : Le Conseil des affaires de l’État de la République populaire de Chine. REPORT ON THE WORK OF THE GOVERNMENT (présenté à la troisième séance du 12e Congrès national du peuple, le 5 mars 2015)

Nous devons surmonter notre sentiment négatif face au commerce avec la Chine, a dit David Watt, économiste en chef à la Banque HSBC Canada. Les occasions sont là et la croissance future aussi.

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Publié par la Banque HSBC Canada (la «HSBC»)
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